SOUDAN

Pays en proie à la corruption, aux conflits et persécutions contre les minorités religieuses et ethniques. Omar-el-Bashir en est le président depuis le coup d’État militaire de 1989. Il est poursuivi par la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. L’UE a passé un accord avec lui afin qu’il contienne les personnes transitant via son pays vers la Libye puis l’UE. Accord qui bénéficie aux Janjawids, milice extrêmement dangereuse utilisée par Omar-el-Bashir pour contrôler certaines régions et soupçonnée de génocide au Darfour. 

Vu par l'autre côté :
Faits & chiffres par la fondation Robert Schuman, l'accord et ses implication
MSF dans l'Humanité
« 1 an après les migrant.e.s payent le prix fort »
Dans XXI : des Syriennes vendues
« La marieuse d'Antioche »
Arte, l'accord UE-Turquie :
« Une violation du droit international ? »
France Inter :
« Départs des premiers bateaux »
Toute l'Europe, bilan mitigé :
« L'accord en péril »

L'accord comporte 9 points :

  • Toutes les personnes ne demandant pas l'asile ou dont la demande a été jugée infondée/irrecevable et qui ont traversé la Turquie vers les îles grecques depuis le 20 mars 2016 seront renvoyés en Turquie. Le coût des opérations est pris en charge par l'UE. 

  • Pour chaque Syrien renvoyé de la Grèce vers la Turquie, un autre Syrien (plus "vulnérable") est envoyé dans de la Turquie vers l'UE, dans la limite de 72 000 personnes maximum, au delà le mécanisme sera interrompu. 

  • La Turquie et la Grèce doivent travailler en partenariat, notamment avec la présence de fonctionnaires de chaque pays s'installant dans l'autre, pour faciliter la mise en place de ces arrangements.

  • La Turquie doit prendre toutes les mesures pour éviter que de nouvelles routes de migration irrégulière ne s'ouvrent vers l'UE.

  • Une fois que les passages entre la Turquie et l'UE prendront fin ou auront diminué substantiellement et durablement, un programme d'admission sera activé. Les États de l'UE y contribueront sur une base volontaire.

  • Si la Turquie satisfait tous les critères, les citoyens turcs n'auront plus besoin de visas pour se rendre dans l'UE. 

  • L'UE doit accélérer le versement des 3 milliards d'euros alloué pour la gestion des personnes exilées en Turquie. Elle doit aussi financer des projets en faveur des personnes bénéficiant de la protection temporaire en Turquie, pour 3 milliards d'euros supplémentaires.

  • L'UE et la Turquie se sont félicitées des travaux en cours sur la modernisation de l'union douanière.

  • Ils ont confirmé la volonté de relancer le processus d'adhésion.

  • L'UE et la Turquie doivent coopérer pour améliorer les conditions humanitaires à l'intérieur de la Syrie, ce qui permettrait à la population locale et aux exilé.e.s de vivre dans des zones plus sûres.