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À PARIS


Centres

Le premier “centre de pré-orientation” a ouvert mi-octobre, à Cergy-Pontoise, afin « d’orienter les migrants en fonction de leur droit au séjour », dans une ancienne patinoire, avec une capacité de 200 places. Les personnes y sont hébergées une dizaine de jours avant d’être envoyées vers d’autres centres en fonction de leur statut administratif. C’est Espérer 95 qui gère le centre, et la Croix-Rouge qui s’occupe du bilan social, sanitaire et de situation. Les démarches de demande d’asile sont effectuées à la préfecture, juste à côté, avec l’Ofii. Le préfet du Val d’Oise, M. Latournerie explique : « on intègre les deux démarches : la mise à l’abri et le traitement de la situation administrative ». À l’accusation d’avoir créé un centre de tri, il répond « vous pouvez l’appeler comme cela mais ce n’est pas le bon terme » (quel que soit le terme qu’il préfère qu’on emploie, c’est bien un centre servant à trier les individus en fonction d’un statut administratif.) Des “maraudes renforcées” ont été mises en place pour aller chercher de potentiel.le.s résident.e.s dans la rue. Cela semble être devenu aussi le mode de fonctionnement pour le centre de Porte de la Chapelle. Lorsque des places se libèrent, les policiers vont chercher dans la rue des gens, souvent tôt le matin, ciblant des “mini-campements”.

Violences policières, institutionnelles & symboliques

Environ un millier de personnes sont encore à la rue dans Paris. Le harcèlement et les violences policières continuent, systématiques et régulières. Les tentes et duvets sont confisqués, les gens empêchés de dormir doivent aller se cacher et ne peuvent plus se reposer, les policiers viennent parfois aux abords des distributions de repas, créant des tensions et empêchant les personnes de manger sur place. Dès que des groupes s’assoient, les agents leurs demandent de partir, toujours plus loin de la vue. Le risque sanitaire est très élevé, les conditions de vie désastreuses et le manque de suivi et d’accès aux soins favorisent la recrudescence de la gale et de la tuberculose. Sur le canal St Denis la police intervient très tôt, tous les jours entre 5h et 7h, des cas de maltraitance verbale et de menace avec des tasers ont été relevés. Le 12 décembre, de nombreux mineurs, enfants, bébés et malades ont été signalés à St Denis par les équipes de maraudes. Deux nuits auparavant (le 10) elles filmaient une dispersion de personnes par les policiers à Porte de La Chapelle. Ces derniers, dans un geste gratuit et extrêmement violent, ont lacéré les tentes. 12 décembre, journée des droits de l’homme pour laquelle Macron s’est fendu d’un beau tweet...


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