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Maltraitance dans un centre Adoma


Communiqué de presse Paris d'Exil & Ptit Dèj à Flandre

Après le dernier démantèlement du campement de Porte de la Chapelle, près de 400 personnes ont été envoyées dans un centre à Sarcelles (ancienne maison de retraite (l’EHPAD le Cèdre Bleu) déjà utilisée pour accueillir des personnes exilées il y a quelques mois), et géré par Adoma. Tout le monde connait le peu d’envie qu’a le maire de Sarcelles d’avoir des exilés hébergés dans sa ville. Ils ont donc rapidement été envoyés partout en France dans des CAO. Il ne reste plus qu’une soixantaine de personnes qui devraient toutes être parties à la fin de la semaine.

Les retours sur ce centre sont alarmants. Humiliations, racisme, mépris : Les vigiles ont empêché l’accès aux micro-ondes pour chauffer les repas gelés qu’on leur distribuait, répondant aux demandes : « ça va vous avez déjà ça, estimez-vous heureux ! » Un jeune afghan s’est fait réveiller violemment par une gifle du responsable des vigiles qui lui a ensuite assené plusieurs coups de pieds, nécessitant une intervention du SAMU. De retour de l’hôpital il n’a pas pu réintégrer le centre lorsqu’il s’y est présenté. Il n’y a sur le site ni accompagnement médical ni social. Aux médias il est dit que les “réfugiés” qui ont quitté le centre (pour retourner Porte de la Chapelle) sont partis volontairement, alors que ceux-ci ont été soit exclus par les vigiles pour des retards à l’heure de la fermeture pour la nuit (refus d’entrée pour un retard d’une minute (le couvre-feu est à 22h pour ce centre)), ou pour ne pas s’être présentés pour leur départ en CAO alors même qu’ils ignoraient leur transfert. Lorsqu’une personne extérieure a été contactée par des personnes exilées pour lui faire part de leur détresse, celle-ci a mis plusieurs jours à découvrir qui gérait ce centre. Renvoyée vers FTDA puis la mairie de Paris, elle a enfin pu, par hasard, apprendre que sa gestion dépendait d’Adoma. Contacter la direction d’Adoma 95 s’est révélé compliqué, et elle n’a pas pu parler avec le responsable, qui reste injoignable et bien silencieux.


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